Me voilà à rédiger un post après une soirée bien agréable, mais assez arrosée je dois le dire, et en attendant de déssaouler (le syndrôme du plafond qui tourne, tout le monde connaît ça, et c'est vraiment pas propice au sommeil), j'ai envie de partager un sentiment qui me prend souvent et qui est d'une totale impudeur.
Après un apéro à la bière, dont canadienne (demain je met la photo) un diner à un resto délicieux avec vins sublimes, L'Espiguette à Rouen, où malgré nos efforts nous n'avons pas eu de digestif gratuit, et où nous avons ri très fort et très longtemps, une discussion avec un jeune dans la rue tout aussi alcoolisé que nous, et une petite bière pour la route, d'autant plus méritoire qu'il fallait monter mes 4 étages pour la mériter, me voilà seule chez moi. Le lavage de dent a inclu la langue incrustée de la note amère de la bière, le lavage de visage a balayé la sensation de sale lié à l'alcoolémie, sans effacer l'effet tourni...
Et voilà le lit qui me regarde de son regard narquois (oui le lit a un regard, et en plus narquois), alors que mon imagination avait dressé 15 scénarii plausibles (sur 152 élaborés), qui ne se sont pas concrétisés. Alors oui, pour se consoler, on se dit que c'est une veille de travail et que les gens, qui ont eux un travail, quelle chance, ont plutôt intérêt à aller se coucher chez eux, et que nos promesses cachées ne méritent pas forcément une belle gueule en biais d'alcool et de fatigue, même si c'est vendredi.

Tout ceci pour dire que ces sentiments sont une chose suffisamment fréquente chez moi pour que j'y mette le nom de "blue post-soirée".
Mais alors que j'écris ça, mon chat s'est endormi sur mon bras droit, gênant la frappe par un poids avoisinant le quintal (alcool pour moi + sommeil pour elle), et j'ai envie de dormir aussi bien qu'elle, alors je me dis que la réflexion n'est pas si nécessaire, alors foin de pensées, au lit l'intellectualisatrice acharnée.