Le 15 octobre à la salle Sainte Croix des Pelletiers...
Si on faisait un sondage sur la population rouennaise sur la localisation de cette salle, je gagerai que pas 10% pourraient y répondre... Et même une fois dans la rue de cette salle, en ce qui nous a concerné, c'est à la foule que l'on a remarqué la salle... Mais une fois dedans, mazette! (oui c'est démodé comme mot, mais bon c'est poli) En fait on se retrouve dans un église, avec la voute, les colonnes, et tout, magnifique! Cette sale mérite d'etre plus connue!

Bon en ce qui concerne les artistes, je pense avoir déjà parlé d'Emily Loizeau, même bonne prestation qu'au concert de Jim Murple. Elle a produit un maxi, qui doit être trouvable, et l'album est prévu pour le 14 Février (éh éh), avec la participation de ... Andrew Bird! Pour reprendre les mots d'Emily Loizeau, c'était un concert pour les ornythologues... bilingues.
Ensuite, Andrew Bird. Un débat réside, mais je n'ai pas peur de l'affirmer, c'est l'album de l'année... Donc que des bonnes ondes pour aller voir le concert. Sauf que c'est bien plus que l'album que l'on a devant nous, c'est un artiste que s'amuse, et qui fait de ses chansons un chemin rempli de surprises.
Precision sur la formation: un batteur, avec un clavier qu'il utilise de temps en temps, d'ailleurs à une main pendant que l'autre fait le rythme (moi déjà ça m'inpressionne!). Et puis Andrew Bird, qui utilise cette machine qui sample le son que l'on vient de jouer, comme l'explique M dans son premier Live. Il sample donc la base de sa chanson, au violon principalement, tantôt pincé, tantôt à l'archer, et déjà c'est drôle de le voir placer ses trois ou quatre couches de son. Une fois en place, il prend sa guitare électrique, sa voix, son sifflement parfaitement juste, un xylophone, sans distinction et réinterprète sa chanson, chante avec énormément d'humour, la guitare saturée, et improvise au grès de son envie, que le xylo lui tombe sous les yeux, et hop! on y joue!
Alors certes la gestuelle n'est pas celle d'une bête de scène, mais il est honnête, il s'amuse, se trompe des fois et dit "pardon" puis enchaine.

En résumé un vrai plaisir, un frisson dans le dos, ce qui commencait à disparaitre. Pour ne rien gâcher, Andrew Bird se débrouille quelque peu en Francais (il nous a confié avoir un cousin qui a emménagé à Rouen), et nous fait des commentaires amusants entre ses chansons, sous le charme de cette salle étonnante.
Espérons que l'on le retrouvera bientôt sur scène!